Pour être commercialiser à l’étranger les campements se sont regroupés en une agence de voyage Safar gérée par le responsable du campement de Bankoualé , Houmed Ali Les campements appliquent tous les mêmes prix : 8000 ou 10000 FDJ entre 42 et 52 euros pension complète +guide sans la voiture… Ce prix peut paraître cher et cela est du à ce que pour la plupart des campements une partie de la nourriture, de l’eau viennent de Djibouti-ville. Par ailleurs la plupart d’entre eux ont une activité complémentaire pour subvenir aux besoins de leur famille. A noter que dans l’organisation afare, il n’y pas de notion de propriété privée. Les terrains appartiennent à la collectivité ce pourquoi les campements ne peuvent fonctionner qu’avec son accord et que les retombées positives vont à la population locale.

de Goda

puce Le contexte

Situé à l’entrée du village de Randa, à la limite des Monts Goda dans une zone rurale montagneuse. Le climat est particulièrement clément ; Randa est d’ailleurs, à l’origine un village de villégiature.

Les alentours sont peuplés de population nomades et semi-nomades qui vivent essentiellement d’élevage dans des conditions de plus en plus difficiles de par la sécheresse qui s’accentue.

puce Le projet

Le projet est parti de l’initiative des femmes de la région regroupées par le biais de l’Association pour le Développement de la Région Randa-Goda. La terre appartenant au clan du village, le projet s’est fait en accord avec la structure traditionnelle. Il a été crée en 1995 avec pour  but de désenclaver la région.

La promotion du campement s’est faite par  l’intermédiaire d’un professeur d’histoire du pôle universitaire de Djibouti originaire de la région. Il a été le lien essentiel pour faire venir les premiers touristes, des coopérants français dans l’enseignement et  la médecine, les militaires qu’il côtoyait en ville.

Le but premier du campement est plus social que commercial. Désenclaver la région et éviter l’exode rural en se basant sur la tradition originelle d’hospitalité des nomades. L’originalité de ce campement est qu’il concerne l’ensemble de la population ; il est celui de tout un chacun. Le lien entre tourisme et nomadisme est très important ; nul besoin de formation préalable pour accueillir des visiteurs, ceux-ci ne sont pas des clients mais des hôtes comme veut la tradition.

Le potentiel touristique est très important : c’est le  bout de l’unique route, ( plus ou moins goudronnée !) vers le nord et le point de départ  pour visiter cette partie  du pays particulièrement riche culturellement.

-  Visites des  très nombreux sites préhistoriques du pays : tumulus et gravures rupestres étudiées depuis quelques années par un département archéologique du CNRS ;
- Excursion  au point culminant du pays, le volcan Moussa Ali  (2020 m)
- Randonnées ou excursion aux dépressions salées des Allols, milieu géologique hors normes (failles de basaltes , étendues de sel , prairies verdoyantes ! et forêt de palmiers doum) mais aussi découverte de la vie des caravanes traditionnelles qui échangent les  branches des palmiers doum ou le sel aux marchés éthiopiens.
- l’incontournable excursion à Adaïlou, ce village aux nombreuses légendes qui en ont fait un village d’histoire pour les Afars. C’est l’occasion de mieux comprendre  l’organisation sociale  que les membres de l’association EVA (Association Ecologie du Village d’Adailou) vous raconte en vous faisant visiter les différents sites,  association très  représentative des notions d’entraide dans la culture afare.

La structure du campement : des daboîtas traditionnelles pour recevoir 30 personnes ; Wc et douches communes ; un restaurant,  pas d’électricité (lampe à pétrole)

puce L'organisation locale

Les populations locales sont pleinement intégrées au projet touristique, à son fonctionnement et à sa pérennisation.
Les emplois créés sont de 6 personnes en permanence (cuisinier, personnel d’ entretien et gardiens)  et à temps partiel 20 personnes sur le village avec un roulement comme guide, service.
Les approvisionnements en cabris et autres denrées alimentaires s’effectuent après des habitants du village.

C’est un des rares campements à  pouvoir être ouvert toute l’année y compris l’été. Car il est situé à 1500 m d’altitude  où la température est plus fraîche

puce Les résultats et les  retombées économiques pour les populations locales


  1. Désenclavement,  3 emplois permanents  et emplois ponctuels
  2. achats auprès de la population de produits locaux  (cabris, produits maraîchers, artisanat)
  3. les touristes locaux  (enseignants, médecins ...) ont démarré des initiatives très positives : les médecins accueillis en hôtes soignent et organisent des campagnes de préventions. Beaucoup de touristes envoient des médicaments de première nécessité. Les enseignants participent financièrement à l’alphabétisation .

Par ailleurs les bénéfices du campement vont à l’achat de fourniture scolaire.


puce Perspectives et propositions

  • Organisation  systématique de l’aide à l’alphabétisation
  • Recherche d’aide pour améliorer le savoir faire dans le domaine de  la lutte contre la désertification
  • Amélioration de  l’équipement du campement. notamment pour l’énergie scolaire
Travail en coopération avec les autres campements

 


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