Djibouti n’est généralement connu que par l’utilisation qu’en a fait notre puissance coloniale : sa façade maritime, le port, la base militaire, parfois les fonds marins.
Pourtant derrière celle-ci existent un pays et des identités culturelles qui paradoxalement sont tournés vers les déserts et hauts plateaux abyssins.

Un pays qui vient de s’ouvrir à l’exploration des voyageurs. Avec les atouts suivants :

puce C’est à la jonction de trois rifts : Djibouti présente alors des paysages très variés et hors du temps, « d’apocalypse ou de genèse de la terre ». Verdure et désert. Richesse de la faune et flore.

puce C’est une porte d’entrée sur la Corne de l’Afrique et la rencontre de deux grands peuples nomades : les issas-somalis et les afars. Une visite à Djibouti est une introduction à la très grande richesse culturelle de l’est africain, qui est restée encore très préservée des grandes mutations modernes.

puce Une volonté d’ouverture et de développement des djiboutiens eux-mêmes  particulièrement créatrice et motivée

Le tourisme à Djibouti est très récent. Un tourisme de masse y est inconcevable, les conditions de transports et d’hébergement restent d’ailleurs assez rudimentaires mais s’y développent des structures intégrées dans la vie locale et l’environnement naturel, pleines d’avenir.

La création et le rôle de l’ADEN Association Djibouti Espace Nomade

L’ADEN a pour but de faire connaître les richesses culturelles et touristiques de Djibouti. Elle a été créée en accord avec l’Office du Tourisme en 1990 après qu’un de ses futurs membres ait participé à une expérience très positive et originale, une avant première dans l’écotourisme,

Dans les années 1980 le tourisme à Djibouti se résumait à quelques excursions ponctuelles d’européens habitant Djibouti ou de passagers de bateaux de croisière. En 1988, le circuit dit de « la caravane de sel » est le premier circuit conçu pour une découverte en profondeur du pays. C’est une randonnée qui suit le trajet d’une caravane de sel afar, qui ramasse le sel sur l’extraordinaire banquise de sel du lac Assal (65 km²) pour  l’échanger, en Ethiopie, contre des céréales. Ce circuit permet non seulement d’admirer les sites géologiques les plus spectaculaires du pays, mais aussi de découvrir le mode de vie des nomades. Cette initiative a été conçue par deux afars : Baragoïta Saïd  (ingénieur agronome) et Ali Mohamed (Office du Tourisme). Le relais en Europe, la future présidente de l’Aden (responsable d’un service de tourisme au comité d’entreprise Air France) convaincue de la fiabilité du dynamisme des djiboutiens a formé en France un groupe test avant de le diffuser sur le marché des tours opérateurs français.

Cette expérience a été très positive car :

puce Elle a permis une connaissance plus approfondie de Djibouti  pour les touristes et surtout la prise de conscience des réalités culturelles. Un témoignage  fréquent : « nous sommes partis randonner dans le désert, nous revenons marqués par la rencontre d'un peuple  tolérant ».

  • puce Elle a entraîné des retombées variées sur la population, retombées économiques très larges et ouverture d’un monde nomade replié sur lui-même vers l’extérieur. La population avait été intégrée dès le départ au projet. C’est un exemple remarquable de tourisme d’échange.

    puceC’est aussi le succès d’une initiative entièrement locale, qui malgré une inexpérience du monde du tourisme a été bien pensée et remarquablement organisée sur fond de tradition d’hospitalité.
L’ADEN a été créée pour poursuivre ce type de coopération, pour faire connaître Djibouti mais pas n’importe comment : conférence et articles, participation à des émissions télé et radio, (reportages sur les aspects de la vie culturelle), participation à des projets de tourisme qui respectent la même déontologie que celle de la caravane de sel. L’Aden ne veut pas se substituer ou influencer les prises de décision des Djiboutiens, mais plutôt les conseiller en tant que professionnels du tourisme ou touristes potentiels. Son but essentiel est de faire venir les étrangers, de bien les informer et servir de relais dans les deux sens.

contact :
01 48 51 71 56 ou 06 17 98 17 89
aden.djibouti@gmail.com

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